
Saison 1 : Été mutant
Me voici de retour avec mes lectures qui me font envie depuis plus de six mois ! Voilà un roman jeunesse, le premier d'une quadrilogie (je crois), car les romans jeunesse c'est frais, c'est divertissant, ça demande pas autant d'effort intellectuel, sans pour autant être dénué d'intérêt... Bref, quoi de plus agréable que commencer ainsi les fêtes de fin d'année ? Jack et son auteur ont été récompensés un an tout juste après la sortie de ce tome par le Grand Prix de l'Imaginaire, c'est pas si mal pour un début. Bien entendu il aura fallu que j'en entende parler par des moyens détournés (a.k.a les Imaginales), mais le bout du chemin est finalement le même. Il est dans mes mains, lu et signé, et voilà ce que j'en dit.
Jack Spark est un jeune new-yorkais à la vie bien rangée. Pas très épais, les cheveux d'un blond presque décoloré, une intolérance au sel carrément maladive et aucune de ses années de sommeil qui ne dépasse les quatre heures. Il n'en faut pas plus pour présenter notre héros à qui la vie ne sourit pas beaucoup. Entre deux parents qui tentent de contrôler sa vie au mieux (et à son plus grand déplaisir, comme tout adolescent qui se respecte), il ne reste plus que les délices que son grand-père lui envoie par la poste. J'entend par-là des pâtisseries. Oui car la mère de Jack est nutritionniste. Il faut croire que ça ne réussit pas à tout le monde.
En tout cas il ne faut pas beaucoup de pages pour comprendre que de cette situation déjà pas très aisée, notre jeune ami va tomber encore plus bas. Ses parents ont en effet décidé qu'il irait passer les deux mois de ses vacances d'été dans un camp pour "cas difficiles" dans le Colorado. Le camp Redrock, bien loin de la maison de son grand-père, destination prévue initialement.
Le voyage se passe sans accrocs, mais il suffit d'arriver à l'aéroport pour que les choses changent.
À peine installé sur un banc qu'il assiste au cambriolage d'une bijouterie par une jeune fille de son âge et son petit frère. Mais bien vite les choses tournent mal et la case détention n'est pas loin. Bien heureusement le responsable du camp vient les chercher pour d'autres aventures dans le Colorado.
En tout cas il ne faut pas beaucoup de pages pour comprendre que de cette situation déjà pas très aisée, notre jeune ami va tomber encore plus bas. Ses parents ont en effet décidé qu'il irait passer les deux mois de ses vacances d'été dans un camp pour "cas difficiles" dans le Colorado. Le camp Redrock, bien loin de la maison de son grand-père, destination prévue initialement.
Le voyage se passe sans accrocs, mais il suffit d'arriver à l'aéroport pour que les choses changent.
À peine installé sur un banc qu'il assiste au cambriolage d'une bijouterie par une jeune fille de son âge et son petit frère. Mais bien vite les choses tournent mal et la case détention n'est pas loin. Bien heureusement le responsable du camp vient les chercher pour d'autres aventures dans le Colorado.
À la façon d'un conte de Noël le lecteur s'enfonce avec les héros dans un univers complètement saugrenu. Rien n'est vraisemblable mais n'ayant rien d'autre, on est obligé de suivre et essayer de comprendre ce qui se passe et dans quelle direction on se dirige. Coincé sur un gros caillou, le camp Redrock est régit par la famille Krampus et ses domestiques. Habillés comme de vrais personnages des légendes du Far-West, pas du tout aimables, ils font vivre un enfer aux pensionnaires. Jack se lie bien vite d'amitié avec quelques personnes de son âge, dont la jeune fille, qui répond au nom de Sinead. Une cleptomane à la chevelure rougeoyante dont le charme fera prendre au jeune homme bien des initiatives. Mais autour d'eux gravitent quelques personnages. Ti-Jean un haïtien au sens de l'hygiène bien trop développé, Josh un garçon renfermé sur lui-même et toujours bien habillé, Brandy la jeune fille à l'embonpoint un peu trop visible. Bref, une petite bande qui ne demande qu'à passer inaperçue. À côté de ça sévissent les groupes moins amicaux tels que la bande des filles de Marie-Ashley (on sent déjà le ton 'gossip girl') ou celle des garçon violents de Doug. Niveau personnages, on en a donc tout une tripotée, chacun ayant son trait de caractère particulier, chacun ayant son rôle à jouer. Tous les éléments sont présent pour que l'histoire se déroule dans l'ordre des choses. Oui ça peut paraître assez stéréotypé à première vue, mais après tout on est dans un roman de formation, les aides du héros doivent apparaître d'une façon ou une autre. C'est ça la dure vie du héros.
Mais le lecteur n'est pas idiot, il sait bien que les pièces d'un puzzle donnent une image. Et il faut bien qu'au milieu du roman des choses plus terribles encore se passent. Alors que les pensionnaires sont épuisés à la tache, on leur fait subir en même temps des séances de thérapie assez spéciales. À l'aide d'un baquet qui tourne sur lui-même leur énergie est complètement aspirée d'une façon surnaturelle. Sauf que notre héros parvient à renverser la tendance en récupérant cette énergie. Cet objet s'appelle le baquet de Mesmer, il a réellement existé et je me demande encore comment l'auteur en est venu là ! Car c'est vraiment de la science de bidouillage, des théorie de magnétisme assez farfelues (et d'un autre temps).
La vieille femme, qui répond au nom de Sister Edith, et qui s'occupe de cette thérapie, se rend bien compte de ce qui se passe avec le jeune homme. Elle n'arrive pourtant pas à comprendre pourquoi cela arrive. Nous non plus et le héros pas plus. Nous voilà bien beaux.
Le surnaturel, pas très présent au début, va s’immiscer tout doucement dans l'univers de Jack, tout d'abord par des événements pas si étranges, pour arriver à la grande révélation. Ceci restera un secret qu'il faudra lire par vous même, c'est là tout le secret de l'histoire. Et qui dit révélation dit ennuis supplémentaires !
Malgré toutes ces bonnes choses, je n'ai pas trouvé le scénario particulièrement exceptionnel. Mais c'est toujours comme ça lorsque cinq adolescents doivent sauver le monde. Une fois la sphère familiale dépassée plus rien n'est vraisemblable. Le rythme est la pierre angulaire de l'histoire, Jack étant très entreprenant il n'hésite pas à se lancer dans des stratégies complètement irréalisables. C'est comme ça qu'on arrive à lire toutes les pages du roman sans s'en rendre compte.
La vieille femme, qui répond au nom de Sister Edith, et qui s'occupe de cette thérapie, se rend bien compte de ce qui se passe avec le jeune homme. Elle n'arrive pourtant pas à comprendre pourquoi cela arrive. Nous non plus et le héros pas plus. Nous voilà bien beaux.
Le surnaturel, pas très présent au début, va s’immiscer tout doucement dans l'univers de Jack, tout d'abord par des événements pas si étranges, pour arriver à la grande révélation. Ceci restera un secret qu'il faudra lire par vous même, c'est là tout le secret de l'histoire. Et qui dit révélation dit ennuis supplémentaires !
Malgré toutes ces bonnes choses, je n'ai pas trouvé le scénario particulièrement exceptionnel. Mais c'est toujours comme ça lorsque cinq adolescents doivent sauver le monde. Une fois la sphère familiale dépassée plus rien n'est vraisemblable. Le rythme est la pierre angulaire de l'histoire, Jack étant très entreprenant il n'hésite pas à se lancer dans des stratégies complètement irréalisables. C'est comme ça qu'on arrive à lire toutes les pages du roman sans s'en rendre compte.
S'ensuit donc une vraie course contre la montre pour tenter de s'enfuir du camp, comprendre ce qui se passe et sauver les pensionnaires. Il y a là une vraie ingéniosité mise à l'oeuvre. J'ai réussi à être étonné de cette nouvelle condition du héros, qui passe son temps à remettre en question sa nature, ses choix, ses pensées et ses actions. Un passage à l'âge adulte bien plus poussé que mes lectures passées. Avec un héros qui fait des erreurs. Et parmi les plus affreuses d'entre elles : les erreurs de jugement. C'est affreusement agréable de voir quelqu'un d'imparfait, mal juger les gens, les sous-estimer, ne pas comprendre les sous-entendus. Jack est loin d'être idiot mais comme il vit un peu dans son monde, il ne se rend pas compte de tous les détails.
En tout cas Jack Spark aura bien du fil à retordre avec ses prochaines aventures. Arrivé à la fin, on se dit que tout est possible, et c'est bien ce qui me plaît dans ces histoires.
Une lecture bien divertissante donc, qui ravira ceux qui aiment être étonnés !
Une lecture bien divertissante donc, qui ravira ceux qui aiment être étonnés !
3 note(s) de service:
J'aime bien être étonnée, mais j'avoue que le livre ne m'a pas vraiment ravie.
J'ai trouvé ça trop prévisible, et je m'y suis ennuyée au final. J'ai malgré tout lu 300 ou 400 pages je ne sais plus, avant de me dire stop, j'irai pas au bout des 600 pages, ça ne me plait toujours pas.
Mais tant mieux si le bonquin t'a plu en tout cas :)
Oui c'est un aspect que je n'arrivais pas trop à définir. L'auteur nous tient un peu trop par la main, il y a des explications superflues. Mais c'est pas une raison pour abandonner en plein milieu, espèce de délinquante !
Celui là je le rajoute quand même sur ma liste, tu m'avais déjà attiré mon attention sur lui à Sèvres.Par contre j'avais pas percuté qu'il faisait 600 pages !
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