
À l'approche du challenge post-apo, ce livre m'avait sauté aux yeux avec un succès assez conséquent. Il faut dire que le jeu vidéo dont il est adapté est plus connu que l'oeuvre originale, mais aujourd'hui, j'oserais affirmer que les gamers se mettent à la lecture (une donnée à vérifier). Pour ma part, si c'est bien le livre que j'ai connu en premier, sa lecture fut un peu un parcours du combattant, puisque le livre aura vu la Suède, les Alpes, et bien des sacs. Il en a vu de toutes les couleurs et sa narration a été relativement maltraitée en raison d'une lecture étalée sur un mois et demi. Oui, tel est la triste destinée de mes livres de vacances. J'ai quand même réussi à le terminer, et voilà donc un petit billet de rentrée, un petit billet d'automne, bref, un petit retour aux choses normales (on l'espère).
Notre héros s'appelle Artyom, c'est un jeune homme d'une vingtaine d'années, résident depuis qu'il a six ans de la station VDNKh à Moscou, et sa vie est, comme tout bon héros, sur le point de prendre un tournant assez critique. Nous sommes en 2033 et la population de la ville s'est réfugiée depuis plus de vingt ans sous la surface de la terre. Une catastrophe nucléaire, dont on ne sais pas grand chose, a ravagé la planète, et les survivants vivent tant bien que mal de champignons et d'élevages de porcs et de poules, répartis dans le grand réseau qu'est le métro de Moscou.
Si vous cherchez une définition de "dystopie", ce roman pourrait bien figurer dans la liste des plus emblématiques. On fait face ici à une situation de désolation totale, les gens vivent dans les stations de métro, les ressources ne sont plus les mêmes, et surtout moralement, on pose notre regard sur une société diminuée, qui n'a plus de rêve ni d'espoirs, car elle ne voit plus le ciel et ses étoiles depuis bien longtemps.
Une nouvelle société est apparue à la place, pleine de ses nouvelles religions, partis politiques extrêmes, banditisme et corruption en tout genre. Ça pourrait être la même chose, à nouveau, mais ici tout est sale, dangereux, bien loin d'être adapté à la vie humaine. Il y a aussi bien des mystères non résolus, ou d'autres apparitions fantasmagoriques, résultat des radiations de la surface. Dans cet environnement hostile nous suivons les aventures d'Artyom alors qu'il fait la rencontre de Hunter, un homme solitaire, connu pour ses grands exploits. Il fait partie des Stalkers, un groupe d'hommes entraînés et bien équipés qui sortent à la surface pour trouver des vivres, des livres ou quelque trésor du monde civilisé pas trop loin de la bouche de métro. VDNKh est une station prospère et autonome située au nord du réseau, mais qui connaît ses difficultés avec les Noirs, des entités macabres qui lancent des raids sur la station depuis l'extérieur. Personne ne sait vraiment d'où ils viennent ni ce qu'ils veulent. Mais une chose est sûre, ils sont hostiles et terrifiants. Alors que Hunter part sur leurs traces, il donne pour mission à Artyom de se rendre à la grande station centrale, Polis, sorte de capitale officieuse, afin de les prévenir de la situation. La tache ne sera pas facile, il lui faudra traverser tout le métro, en passant par la ligne rouge des communistes, le groupement des stations du quatrième Reich, ou encore des stations abandonnées aux brigands.
Une nouvelle société est apparue à la place, pleine de ses nouvelles religions, partis politiques extrêmes, banditisme et corruption en tout genre. Ça pourrait être la même chose, à nouveau, mais ici tout est sale, dangereux, bien loin d'être adapté à la vie humaine. Il y a aussi bien des mystères non résolus, ou d'autres apparitions fantasmagoriques, résultat des radiations de la surface. Dans cet environnement hostile nous suivons les aventures d'Artyom alors qu'il fait la rencontre de Hunter, un homme solitaire, connu pour ses grands exploits. Il fait partie des Stalkers, un groupe d'hommes entraînés et bien équipés qui sortent à la surface pour trouver des vivres, des livres ou quelque trésor du monde civilisé pas trop loin de la bouche de métro. VDNKh est une station prospère et autonome située au nord du réseau, mais qui connaît ses difficultés avec les Noirs, des entités macabres qui lancent des raids sur la station depuis l'extérieur. Personne ne sait vraiment d'où ils viennent ni ce qu'ils veulent. Mais une chose est sûre, ils sont hostiles et terrifiants. Alors que Hunter part sur leurs traces, il donne pour mission à Artyom de se rendre à la grande station centrale, Polis, sorte de capitale officieuse, afin de les prévenir de la situation. La tache ne sera pas facile, il lui faudra traverser tout le métro, en passant par la ligne rouge des communistes, le groupement des stations du quatrième Reich, ou encore des stations abandonnées aux brigands.
Si on traverse un réseau de métro en une heure, ce n'est plus la même chose après l'apocalypse. Il faudra à Artyom un bon mois pour arriver à ses fins, de quoi perdre la notion du temps. Mais je n'en dirai pas plus, il y a des secrets à garder. En tout cas l'auteur nous présente ici sa version du métro de Moscou, qui ravira sûrement les connaisseurs, mais enchantera aussi tous les amateurs de mondes souterrains. Attention à ne pas se lasser en cours de route, car le roman est plus un guide folklorique du métro de Moscou qu'une véritable aventure. Attention à ne pas non plus confondre l'histoire et son adaptation vidéo-ludique, qui contient évidemment bien plus de scènes d'action et de combat. Ici le voyage est assez tranquille, il connaît ses moments de tension extrême, mais est ponctué régulièrement de récits des personnages qu'Artyom rencontre. C'est finalement le seul et unique personnage principal, les autres ne restant pas plus de deux chapitre le long de son parcours. J'ai trouvé donc que ce roman se lit très bien. C'est fluide, ça ne prend pas la tête et c'est très riche en détail. Artyom va rencontrer énormément de personnages qui ont tous leur histoire à raconter ; ils viennent de peuplades différentes, ont des croyances différentes. Qu'ils soient amicaux ou hostiles ils ont tous quelque chose à raconter. C'est ce qui fait selon moi la richesse de ce roman. Il y a un vrai univers, et il est humain avant tout, car il vit au travers de récits.
Le revers de ce procédé se voit sur Artyom, qui devient un personnage assez plat, avec des émotions primitives. C'est une feuille blanche qu'on ne cesse de remplir puis d'effacer. Il passe de tribu en tribu, gardant ses propres convictions ; mais ne connaissant rien de son monde il n'a rien à raconter en retour. Ça le rend un peu moins intéressant, mais je suis quand même resté intrigué par ce qui allait lui arriver, quelle station il allait emprunter par la suite, et qui il y rencontrerait.
Le revers de ce procédé se voit sur Artyom, qui devient un personnage assez plat, avec des émotions primitives. C'est une feuille blanche qu'on ne cesse de remplir puis d'effacer. Il passe de tribu en tribu, gardant ses propres convictions ; mais ne connaissant rien de son monde il n'a rien à raconter en retour. Ça le rend un peu moins intéressant, mais je suis quand même resté intrigué par ce qui allait lui arriver, quelle station il allait emprunter par la suite, et qui il y rencontrerait.
L'intrigue, malgré tout, reste présente face à la diversité des récits, Artyom ne dévie pas de son but, et les six cents pages prouvent bien que les personnages extérieurs ont essayé de lui faire lâcher prise. Je n'ai pas réussi complètement à m'attacher à lui, principalement à cause de cette inactivité cérébrale de sa part. C'est un jeune homme un peu trop impulsif pour moi. Particulièrement quand à la fin l'histoire prend un tournant tout à fait inattendu.
Metro 2033 est un roman de SF très particulier dans son style, une incursion passionnante dans le métro de Moscou et surtout une belle découverte, que je recommande à tout adepte des sociétés détruites et des longs discours.

[Lu dans le cadre du Challenge "Fins du Monde" de Tiger Lilly]
4 note(s) de service:
Le livre me fait bien envie, mais je ne sais pas trop s'il me plaira ou pas ...
Il est dans ma tête depuis un certain temps, à voir si je décide de le mettre dans ma bibliothèque un jour ^^
Il me tente bien aussi mais j'ai vu la taille du pavé, du coup je suis pas trop motivée pour le moment xD
Il me tente aussi malgré quelques avis mitigés lus par ci par là. Le côté postapo dans le metro à moscou me botte quand même vachement.
J'ai passé un très bon moment avec ce bouquin !! (pas la peine de chercher le chef d'œuvre mais le plaisir y est)
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