
S'il est un secret que je garde mal, c'est mon attrait manifeste pour le phénomène zombie. C'est un sujet qui ne lasse pas et qui permet de dénoncer un bon nombre de problèmes de société (sous une forme violente, certes, mais accessible au plus grand nombre). Mes petits amis du Cercle d'Atuan en ont pensé de même en Avril dernier en choisissant ce roman pour la lecture du mois. Autant dire que je suis légèrement en retard, mais j'avais mes raisons. Si vous avez soif de cadavres putréfiés, de panique générale et de stratégies de combat, veuillez procéder à la lecture de ce billet. Il pourrait vous sauver la vie.
Enfin je dis ça mais ce qui vous sauvera vraiment la vie sera la lecture du Guide de Survie du même auteur, qui renferme tous les conseils de défense et de protection contre Zack.
Enfin je dis ça mais ce qui vous sauvera vraiment la vie sera la lecture du Guide de Survie du même auteur, qui renferme tous les conseils de défense et de protection contre Zack.
Zack, Z, G, voilà comment sont appelés ce que l'humanité a fait de plus terrible. Car il faut bien leur donner un nom, et appeler un chat un chat n'est pas dans les possibilités, sachant l'horreur que certains peuvent ressentir simplement lorsque on vient à en parler. Et il en faut du courage et de la ténacité pour résister à la menace.
Comment tout ceci à commencé, personne ne le sait vraiment. Notre narrateur, un envoyé spécial de l'ONU, est chargé de recueillir les témoignages de héros de cette guerre sur leur rôle, mineur ou majeur, dans le conflit. Les G sont apparus en premier lieu comme des personnes malades, comme frappées par une rage qui les pousse à mordre n'importe qui tombant entre leurs mains. Le seul indice : ces marques de morsure qui pourraient venir de n'importe quoi. Puis doucement, alors que trop peu de précautions sont prises, l'épidémie gagne certaines zones du globe, créant une panique. Bien vite on notera des mouvements de foule, entraînant dans les flux, bien entendu, des personnes infectées. Et vous connaissez la suite car l'auteur ne nous surprendra pas vraiment, ceci est un scénario relativement classique. Combats perdus d'avance à la mode américaine, panique morbide dans certaines villes, individualisme de certains grands, profit de la part de scientifiques, résistance isolée dans certains pays... Tout ce qui fait la structure d'un scénario de zombie y est, et pour le plus grand plaisir des amateurs.
Comment tout ceci à commencé, personne ne le sait vraiment. Notre narrateur, un envoyé spécial de l'ONU, est chargé de recueillir les témoignages de héros de cette guerre sur leur rôle, mineur ou majeur, dans le conflit. Les G sont apparus en premier lieu comme des personnes malades, comme frappées par une rage qui les pousse à mordre n'importe qui tombant entre leurs mains. Le seul indice : ces marques de morsure qui pourraient venir de n'importe quoi. Puis doucement, alors que trop peu de précautions sont prises, l'épidémie gagne certaines zones du globe, créant une panique. Bien vite on notera des mouvements de foule, entraînant dans les flux, bien entendu, des personnes infectées. Et vous connaissez la suite car l'auteur ne nous surprendra pas vraiment, ceci est un scénario relativement classique. Combats perdus d'avance à la mode américaine, panique morbide dans certaines villes, individualisme de certains grands, profit de la part de scientifiques, résistance isolée dans certains pays... Tout ce qui fait la structure d'un scénario de zombie y est, et pour le plus grand plaisir des amateurs.
Mais c'est par d'autres détails que le roman se démarque. Tout d'abord, se plaçant après la guerre, il nous pose en vainqueurs, la question sera donc de savoir comment les choses se sont passées et qui ou quoi a fait se retourner la situation. D'autre part, l'auteur a choisi le format des témoignages. De cette manière le lecteur est plus proche de ce qui s'est passé. Et ainsi chaque personnage peut nous donner sa vision de la guerre, son propre témoignage, ce qui est bien plus percutant.
Plus qu'un roman sur la grande guerre humains/zombies, c'est un recueil sociologique sur l'humanité, ses réussites et ses échecs. Et bien sûr c'est toujours plus que des zombies, qu'on ne voit d'ailleurs que fort peu, mais c'est surtout l'histoire de la survie de l'espèce, qui pour la première fois était sérieusement menacée. Ces témoignages ajoutent une dimension internationale et sont très bien gérés ; on sent la panique dans chaque témoignage, une sorte de défaitisme morbide au début du roman et qui va doucement se transformer. L'auteur en profite pour donner sa vision des gouvernements incapables de prendre les bonnes décisions, les commerciaux véreux, l'organe militaire inadapté à la situation et incapable de gérer la crise. C'est un vrai festival de critiques qui mène le roman/l'humanité dans ses moments les plus sombres. Et comme l'origine de l'épidémie, l'origine de la solution est toute aussi inconnue. Il en résultera une période de reconstruction autour des pays qui ont le mieux résisté à la crise. Et ce ne sont pas les plus riches, ça c'est certain.
Plus qu'un roman sur la grande guerre humains/zombies, c'est un recueil sociologique sur l'humanité, ses réussites et ses échecs. Et bien sûr c'est toujours plus que des zombies, qu'on ne voit d'ailleurs que fort peu, mais c'est surtout l'histoire de la survie de l'espèce, qui pour la première fois était sérieusement menacée. Ces témoignages ajoutent une dimension internationale et sont très bien gérés ; on sent la panique dans chaque témoignage, une sorte de défaitisme morbide au début du roman et qui va doucement se transformer. L'auteur en profite pour donner sa vision des gouvernements incapables de prendre les bonnes décisions, les commerciaux véreux, l'organe militaire inadapté à la situation et incapable de gérer la crise. C'est un vrai festival de critiques qui mène le roman/l'humanité dans ses moments les plus sombres. Et comme l'origine de l'épidémie, l'origine de la solution est toute aussi inconnue. Il en résultera une période de reconstruction autour des pays qui ont le mieux résisté à la crise. Et ce ne sont pas les plus riches, ça c'est certain.
S'il m'a fallu autant de temps pour lire ce livre, c'est parce qu'il était clairement trop long. L'auteur pose, pose et repose son message dans chaque témoignage et on aimerait qu'il passe plus vite à la prochaine étape. D'où un grand problème de manque d'attention de ma part. Ce qui ne m'empêche pas de reconnaître que c'est là un très sympathique ouvrage qui en apprend beaucoup sur la façon dont les gens réagissent à une menace et ce à un niveau mondial, ce qui n'est pas si simple à gérer dans un livre.
Les avis du Cercle :

[Lu dans le cadre du Challenge "Fins du Monde" de Tiger Lilly]
2 note(s) de service:
Encore une personne qui se plaint de la longueur. Décidément :p
Je crois que c'est le bouquin le plus chroniqué pour le challenge ^^
Pouf, un déterrage de billet (c'est les vacances, je rattrape tout doucement mon retard dans mon reader). Très bon billet sur un très bon livre.
Ce que j'ai aussi beaucoup aimé c'est l'attention aux détails. Par exemple, l'utilisation de "Z" ou "Zack" pour désigner les zombies (ce que j'avais oublié, mais ton billet me l'a rappelé) fait écho à la guerre du Vietnam où les Viet-Congs était appelés "VC" ou "Charlie". Ama c'est le genre de petits détails qui renforce la crédibilité de l'histoire et en fait une lecture qui fait vraiment froid dans le dos.
Enregistrer un commentaire